Doris Brandenberger, MediCongress

Formations TARDOC: réduire la complexité, garantir la sécurité

20 janvier 2026

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Nous en tirons un bilan extrêmement positif. Depuis le lancement de la série de séminaires 2025 nous sommes venus en aide de manière ciblée à près de 2500 professionnels de santé. 85% d’entre eux ont suivi les sessions en ligne. 15 autres séminaires réunissant 25 personnes participantes commenceront ce trimestre.

Notre formation axée sur la valeur intrinsèque a été un facteur de réussite décisif. Sur ce point, nous pouvons nous targuer d’un parcours presque unique. Au lieu de contenus génériques, nous avons systématiquement orienté les formations sur des spécialités et des applications concrètes. C’est précisément ce que les participantes et les participants ont jugé particulièrement utile et pertinent pour leur activité quotidienne dans leur cabinet.

Le vif intérêt et la demande constamment élevée montrent clairement que le milieu médical a énormément besoin d’une classification claire, compréhensible et précise de TARDOC et des forfaits par cas ambulatoires. Les retours du quotidien sont dénués de toute ambiguïté. Ils confirment que nos formats établissent des repères, instaurent un sentiment de sécurité et font immédiatement effet au cabinet.

De nombreux spécialistes comprenaient fondamentalement la logique du système TARDOC, mais avaient beaucoup de mal à répondre à la question suivante: Qu’est-ce que cela signifie concrètement pour mes prestations, ma valeur intrinsèque et ma facturation?

La délimitation des prestations, l’interprétation correcte des prestations horaires et supplémentaires, et l’interaction avec les forfaits par cas ambulatoires ont fait l’objet de nombreuses interrogations. Les personnes participantes se sont également largement renseignées quant aux répercussions sur les processus existants au cabinet et à la clinique – de la saisie des prestations à la formation interne de l’équipe. C’est précisément là que nos séminaires se révèlent intéressants, pas théoriques, mais basés sur des cas, spécifiques à la valeur intrinsèque et proches de la pratique. Notre ambition était et reste de réduire la complexité et d’instaurer un sentiment de sécurité, afin que les spécialistes puissent non seulement comprendre TARDOC, mais aussi l’appliquer par eux-mêmes.

Les aspects qui ont des conséquences financières et organisationnelles directes au cabinet tous les jours ont été jugés particulièrement complexes.

En premier lieu, la délimitation et la combinaison correctes des prestations – en particulier pour les positions basées sur le temps passé par les praticiennes et les praticiens, les prestations supplémentaires et les prestations parallèles. De nombreux médecins ne savaient pas avec certitude quelles prestations étaient cumulables, où des limitations s’appliquent, et ne connaissaient pas le niveau de précision que devait respecter leur documentation.

Les affectations de prestations basées sur la valeur intrinsèque ont également été jugées exigeantes. La question des prestations pouvant être facturées sous telle ou telle responsabilité professionnelle a nécessité d’importants éclaircissements. Sans compter les interfaces avec les forfaits par cas ambulatoires et l’impact sur les procédures internes: saisie des prestations, délégation au sein de l’équipe, formation des assistants du cabinet médical et collaboration avec les services de facturation.

Les systèmes informatiques et d’information des cabinets médicaux constituent des éléments centraux. De nombreux systèmes ne sont pas encore entièrement prêts au démarrage ou ne sont que partiellement paramétrés correctement. Lorsque des catalogues de prestations ne sont pas à jour ou que des logiques manquent en arrière-plan, des erreurs de comptabilisation surviennent automatiquement, même si les spécialistes souhaitent facturer correctement leurs prestations sur le plan technique.

Le transfert d’anciennes approches au système tarifaire actuel pose également problème. TARDOC suit une autre logique. Quiconque saisit des prestations «comme avant» s’expose au risque de fausses combinaisons, de cumuls non autorisés ou de documentation incomplète.

C’est précisément pour cette raison que nous avons mis en place des consultations complémentaires qui permettent aux participantes et aux participants de poser des questions concrètes tirées de leur activité quotidienne dans leur cabinet, de manière directe, ciblée et tournée vers les solutions. Il ne s’agit pas de théorie, mais bien de cas réels: délimitations, combinaisons, problèmes informatiques ou incertitudes concernant la mise en oeuvre.

Ce format est particulièrement important au cours de la phase initiale de TARDOC. Il comble le vide entre la formation et l’application et permet d’éviter précocement les erreurs. Les échos dont nous avons eu connaissance montrent clairement que nous devons encore clarifier beaucoup de points à titre individuel.

Le principal enseignement est clair et sans équivoque: de telles réformes ne réussiront que si les professionnels et les organisations pertinents s’engagent.

Les systèmes tarifaires et de décompte sont extrêmement complexes. Ils ne peuvent faire l’objet de formations judicieuses que si des expertes et des experts chevronnés, proches de la pratique et crédibles et des organisations qui connaissent vraiment la réalité du quotidien des cabinets médicaux et des cliniques se saisissent des contenus. C’est justement ce que nous faisons systématiquement chez MediCongress.

En outre, nous avons également compris à quel point la diffusion précoce, structurée et différenciée de connaissances
est essentielle. Les réformes doivent être traduites et s’éloigner du niveau systémique pour passer à l’application concrète. Les formats spécifiques à la valeur intrinsèque, les formations interactives et les opportunités d’échanges directs ne sont pas des atouts, mais des prérequis.

Nous tirons parti de ces enseignements, y compris pour de futures réformes. Nous cherchons encore et toujours à expliquer les changements importants, mais aussi à les préparer avec les bons partenaires de manière à ce qu’ils fonctionnent au quotidien.

Oui, bien sûr, et délibérément dans le cadre d’une approche échelonnée.

Nous continuerons à proposer les séminaires existants ainsi que les heures de consultation jusqu’à fin mars 2026.
Nous veillons ainsi à ce que les spécialistes bénéficient d’un soutien continu pendant le lancement de TARDOC
et qu’ils puissent obtenir rapidement des réponses aux questions en suspens.

En outre, nous prévoyons à nouveau des séminaires spécifiques à la valeur intrinsèque à partir de l’automne 2026.
Ces formats s’appuient de manière ciblée sur les premières expériences pratiques. Nous mettrons notamment l’accent
sur les nouveautés au 1erjanvier2027, mais aussi sur d’autres modifications essentielles et sur les enseignements
tirés de l’application.

Notre ambition est claire: nous ne nous contenterons pas de former tout simplement les collègues avant de les lâcher, mais nous les accompagnerons en permanence. TARDOC évolue et nous faisons en sorte que les spécialistes
restent dans la course sur le plan technique, organisationnel et des décomptes.

Un grand merci pour le temps que vous nous avez consacré, Madame Brandenberger.

Si vous êtes intéressé par des séminaires en français, veuillez vous inscrire à l’adresse trdcmdcngrssch.

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