Doris Brandenberger, MediCongress

«On ne s’y prend jamais assez tôt»

18 février 2026

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Le cabinet précédent a été dirigé avec succès pendant 30 ans par mon beau-père. Lorsqu’il est apparu clairement que je souhaitais devenir médecin spécialiste en médecine interne générale et qu’il allait prendre sa retraite, la succession s’est faite de manière tout à fait naturelle. D’un point de vue logistique, tout s’est parfaitement déroulé.

Tout d’abord, je dois préciser que j’ai un certain besoin d’autonomie, j’ai donc su très tôt que je voulais avoir mon propre cabinet plus tard. J’ai interrompu ma formation continue initiale de médecin spécialiste en ORL à l’hôpital universitaire de Zurich au bout d’un an et demi, car cette spécialité était trop restreinte pour moi sur le plan technique. Je voulais m’intéresser à l’être humain dans sa globalité et à l’ensemble du spectre de la médecine. Lorsque j’ai su que je voulais diriger plus tard mon propre cabinet médical, il était évident que je souhaitais reprendre le cabinet de mon beau-père. Pourquoi fermer le cabinet – ou le «perdre» – pour en ouvrir un nouveau? Cela n’aurait eu aucun sens pour moi. Je me sentais également responsable envers les patientes et les patients.



Cela a clairement été une opportunité. C’était le moment
de quitter l’ancien cabinet et de voler de mes propres ailes.
J’ai pu trouver des locaux en cours de construction et ainsi

Pour faire simple, j’ai repris un modèle obsolète: cabinet individuel avec une assistante médicale en chef; dossiers médicaux sur papier (y compris résultats de laboratoire); locaux nécessitant une rénovation. La propriétaire de l’immeuble avait annoncé depuis longtemps que l’ensemble du bâtiment allait être entièrement rénové, puis transformé en logements. Nous n’avions donc de toute façon aucun avenir là-bas. Nous avons emporté tout ce qui pouvait
encore nous servir.

Cela a clairement été une opportunité. C’était le moment de quitter l’ancien cabinet et de voler de mes propres ailes.
J’ai pu trouver des locaux en cours de construction et ainsi concevoir l’ensemble de l’aménagement intérieur. Nous
avons également pu adapter l’infrastructure aux normes actuelles. J’ai par ailleurs agrandi le cabinet, car je ne voulais
pas travailler dans un cabinet individuel à long terme. Beaucoup d’éléments n’auraient pas été aussi faciles à
réaliser dans l’ancien local.

Au début, c’était plutôt un sentiment de responsabilité, afin d’assurer la continuité de la prise en charge des patientes et
patients. Ce n’est qu’au fil du temps que j’ai réalisé à quel point la patientèle existante m’a aidé à démarrer. Cette reprise
a considérablement simplifié les choses et m’a permis de disposer d’une marge de manoeuvre financière.

De manière très positive. Nous avons toutefois essayé très tôt de les préparer à ce changement. Il est certain que le
fait d’être le gendre de l’ancienne personne de confiance a contribué à ce que l’on me considère automatiquement
comme digne de confiance.

Vous pouvez lire l'interview complète du Dr Vogel dans le dernier numéro d'« Insiders » dans votre espace de connexion.

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